La France est exposée à un grand nombre de risques naturels mais aussi de risques technologiques sur son territoire hexagonal ou ultramarin. Alors que beaucoup sont connus du grand public, on compte aujourd’hui d’autres risques parfois inconnus mais tout aussi dangereux.
La notion de risque naturel englobe l’ensemble des menaces que divers phénomènes et aléas naturels peuvent représenter pour les populations, les infrastructures et les équipements. Ces événements, qui peuvent varier en intensité, présentent toujours un danger potentiel sur les plans humain, économique et environnemental.
Les risques technologiques, quant à eux, sont des événements dont l’origine est liée à l’action humaine tels que les risques industriels, nucléaires et biologiques. Ils résultent de la manipulation, de la production, du transport ou du stockage de substances nocives pour la santé ou l’environnement.
Pour faire face à ces risques, la préparation aux crises est une responsabilité partagée entre les pouvoirs publics et chaque citoyen.
Avant la crise, il est crucial de mettre en place des mesures pour se protéger, protéger ses proches et réduire les impacts possibles des événements. Pendant la crise, la mise en œuvre de comportements de sauvegarde permet de garantir sa propre sécurité et de faciliter le travail des secours.
Vidéo - Journée nationale de la Résilience : Les bons réflexes face aux risques naturels ou technologiques
[Micro-trottoir sur les comportements à adopter face aux risques.]
[Image à l’écran : Journée mondiale de la Résilience – Avoir les bons réflexes peut sauver des vies]
Question : Quel est votre premier réflexe en cas d’inondation ?
Réponse d’un passant : Le premier réflexe est déjà de savoir où sont mes proches et deuxième, me placer à un endroit le plus haut possible.
[La vidéo indique qu’il s’agit d’une bonne réponse]
Réponse d’une passante : Je regarde s’il y a des secours qui arrivent et s’il n’y a pas de secours, je monte pour me protéger de l’eau puis je vais sur le toit.
[La vidéo indique qu’il s’agit d’une bonne réponse]
Réponse d’une passante : Mes enfants, je fais confiance à l’école pour les faire monter le plus haut possible. On ne doit pas appeler pour ne pas surcharger les lignes mais j’imagine que j’essaierais quand même d’appeler.
[La vidéo indique qu’il s’agit d’une mauvaise réponse]
Réponse d’une passante : Soit sortir, soit monter sur un truc haut, sur un toit.
[La vidéo indique qu’il s’agit d’une bonne réponse]
Intervenante de la Sécurité civile : Ne sortez pas, vous êtes davantage en sécurité à l'abri. Ne descendez pas dans les sous-sols ou les parkings souterrains. Si possible, mettez-vous en hauteur et n’évacuez qu’en cas de grand danger ou sur recommandation des autorités publiques. N’allez pas chercher vos enfants à l’école. Ils sont pris en charge par les équipes pédagogiques.
Question : Quel est votre premier réflexe en cas de feu de forêt ?
Réponse d’une passante : J’appelle les pompiers.
[La vidéo indique qu’il s’agit d’une bonne réponse]
Réponse d’un passant : Je prends ma voiture et je me casse. Toute façon, c’est sûr et certain, je reste pas là.
[La vidéo indique qu’il s’agit d’une mauvaise réponse]
Réponse d’une passante : je ferme tout à clé, je prends ma voiture et je vais le plus loin possible.
[La vidéo indique qu’il s’agit d’une mauvaise réponse]
Réponse d’une passante : J’aurais tendance d’abord à attendre qu’on me donne une instruction.
[La vidéo indique qu’il s’agit d’une bonne réponse]
Intervenant de la Sécurité civile : Premièrement, face à tout départ de feu, il s’agit de prévenir sans délai les secours en composant le 18 ou le 112. Ne pas s’exposer inutilement au risque et ne pas entraver l’action des secours. De préférence, se placer en sécurité dans une habitation ou un bâtiment en dur. Fermer les volets, fermer les fenêtres, l’ensemble des aérations et surtout pour faciliter l’intervention des secours, maintenir le portail ouvert.
Question : Quel est votre premier réflexe en cas de tempête ?
Réponse d’une passante : je regarde et j’écoute les infos ou je regarde la télé voir ce qui se passe. Je m’informe.
[La vidéo indique qu’il s’agit d’une bonne réponse]
Réponse d’un passant : Je télécharge un film Netflix au cas où la connexion se coupe.
[La vidéo indique qu’il s’agit d’une mauvaise réponse]
Généralement, tu restes chez toi et tu attends que ça passe.
[La vidéo indique qu’il s’agit d’une bonne réponse]
Réponse d’un passant : Non, sérieusement, je ne bouge pas de la maison.
[La vidéo indique qu’il s’agit d’une bonne réponse]
Intervenante de la Sécurité civile : Avant, fermer les ouvertures, enlever à l’extérieur comme à l’intérieur du bâtiment tout ce qui peut devenir un projectile. Pendant, ne sortez pas et attendez la fin de l’alerte. Ne touchez pas aux fils électriques ou téléphoniques à terre. Faites attention aux objets en hauteur, prêts à tomber.
Question : Quels sont les 3 indispensables d’un kit d’urgence ?
Réponse d’un passant : Je pense que le kit d’urgence on va prendre des antibiotiques s’il y en a à disposition. J’imagine un kit d’urgence pour se soigner
Réponse d’une passante : J’imagine un kit d’urgence pour se soigner comme pour soigner une blessure, des sparadraps, du désinfectant.
Réponse d’un passant : Tout ce qu’il faut pour faire un bandage.
Réponse d’une passante : Un truc anti venin, sparadraps, mercurochrome.
Réponse d’un passant : Des allumettes, couverture de survie.
Réponse d’un passant : Pour finir, je dirais un objet tranchant.
Intervenante de la Sécurité civile : Si vous êtes confiné chez vous ou êtes amené à être évacué, trois éléments principaux doivent constituer votre kit d’urgence. De l’eau et de la nourriture. Vos médicaments, ainsi qu’une radio avec des piles de rechange pour suivre l’évolution de la situation.
Pour connaître le kit d’urgence dans son intégralité, rejoignez le site du ministère de l’Intérieur.
Pour faire face aux risques, soyez préparés !
Risques majeurs
Les risques majeurs sont des événements d’origine naturelle ou technologique qui peuvent toucher l’ensemble de la population et nos territoires. Ils peuvent porter atteinte à des enjeux humains, économiques et environnementaux. Retrouvez tout ce qu'il faut savoir sur ces risques et les comportements à adopter pour y faire face.
Risques de la vie courante
Les risques de la vie courante recouvrent les accidents entraînant un traumatisme non intentionnel et qui n’est ni un accident de la circulation, ni un accident du travail. Ils peuvent survenir en extérieur (sport, loisirs…), ou en intérieur dans le cadre domestique (cuisine, bricolage…). Retrouvez tout ce qu'il faut savoir sur ces risques et les comportements à adopter pour y faire face.
Comment se préparer face aux risques
Face aux risques naturels, technologiques ou sanitaires, il est essentiel d’être informé et préparé. Les systèmes d’alerte des populations permettent de diffuser rapidement des consignes en cas de danger. A titre individuel, l’élaboration d’un Plan Individuel de Mise en Sûreté (PIMS) et la constitution d’un kit d’urgence sont des démarches essentielles pour faire face à toute situation critique.
Objectif résilience
En 2026, la 5ème édition de la Journée Nationale de la Résilience se tiendra tout au long de l'année, avec comme point d’orgue le 13 octobre, en cohérence avec la journée internationale pour la réduction des risques de catastrophes de l’Organisation Internationale des Nations Unies.
La Sécurité civile face aux défis climatiques
Bouleversement majeur de notre temps, les évolutions climatiques mondiales vont modifier durablement la cartographie des risques auxquels la France est confrontée. Chargés de la protection et du secours aux populations, les acteurs de la Sécurité civile se retrouvent en première ligne face à ces modifications. Ils doivent donc se préparer et les anticiper.
Au regard des transformations profondes à l’œuvre, une démarche prospective a été engagée afin de mettre en place une stratégie d’adaptation de la réponse de la Sécurité civile à horizon 2050. Innovante, cette approche témoigne du changement de paradigme opéré par la Sécurité civile : orientant sa préparation vers l’avenir grâce à l’anticipation plutôt que de s’ancrer uniquement dans une démarche d’apprentissage fondée sur les retours d’expérience.